Le trafic du service urbain de voyageurs de la Petite Ceinture crût progressivement à partir de 1862. Au début de l’exploitation voyageurs, les trains de la Petite Ceinture furent tractés par des locomotives des compagnies des chemins de fer de l’Ouest et du Nord. Puis, l’augmentation importante du trafic et les besoins spécifiques de l’exploitation des trains de voyageurs sur la Petite Ceinture - trafic dense, arrêts rapprochés, augmentation de la vitesse commerciale - proches de l’exploitation d’un métro, firent étudier et construire par le Syndicat des Ceintures à la fin du XIXe siècle des locomotives spécifiques, caractérisées par une aptitude à fournir une forte puissance d’accélération au démarrage.
Nous présentons dans cet article ces locomotives, trois générations de voitures voyageurs et un matériel original, un autorail à vapeur, qui assura un service de navette entre la gare du Nord et la Petite Ceinture à partir de 1908.
Si vous avez des documents sur ces locomotives (photographies, plans, etc.) et que vous souhaitez nous les communiquer, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse mél figurant sur la page d’accueil de ce site.
Il va de soi que cette présentation possède un unique but documentaire : l’ASPCRF ne défend pas la remise en service d’un matériel à vapeur et à charbon sur la Petite Ceinture, pour quelque raison que ce soit !
Le désignation de ces locomotives respecte la règle suivante :
Nombre de roues avant,
Nombre de roues motrices,
Nombre de roues arrière,
comptabilisés sur un seul côté. Par exemple, la notation « 232 » (prononcer « deux cent trente-deux ») signifie : deux roues avant, trois roues motrices et deux roues arrière. La lettre T désigne le fait que le Tender transportant le charbon était intégré à la locomotive, tandis que l’eau était stockée dans des soutes à eau situées le long de la chaudière.
Ces locomotives de type 230T sont décrites dans un article paru dans le numéro 1549 de l’hebdomadaire La Nature daté du 31 janvier 1903, pages 129 à 130. Archives du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers).

Initialement, le service voyageurs de la Petite Ceinture utilisa du matériel des compagnies privées de chemin de fer qui le cogéraient. Puis, quand ce service prit de l’importance et que la Grande ceinture fut créée, il apparût nécessaire au Syndicat des Ceintures qui exploitait ces deux lignes de posséder son propre matériel, tant en matière de locomotives que de voitures pour les voyageurs.
Ainsi, plusieurs générations de voitures pour les voyageurs se succédèrent sur la Petite Ceinture.



La reproduction de ces voitures en modèle réduit par la marque Fradis permet d’avoir une idée de l’apparence de la dernière génération.
Ces autorails appartenant à la Compagnie des Chemins de fer du Nord assuraient la navette entre la gare du Nord banlieue (située à l’emplacement de l’actuelle verrière qui recouvre les voies des lignes de RER B et D ainsi que des lignes de la banlieue Nord) et la station La Chapelle-Saint Denis, située porte de la Chapelle, de la Petite Ceinture, via la station Pont-Marcadet. Leur mise en service intervint en 1908 suite à la suppression des trains circulaires ayant comme terminues la gare du Nord. Leur physionomie leur fit acquérir le doux surnom de « cage à poule » par les voyageurs !. [1]
Ce matériel est reproduit en modélisme par un artisan.
Ce matériel comprenait une partie motrice entourée de deux voitures de voyageurs.
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[1] B. Carrière. La Saga de la Petite Ceinture, éditions de la Vie du Rail.
Pour les voitures à deux étages, le Portefeuille des Machines et du Matériel sur le site de la Bibliothèque Nationale de France (BNF).
Pour les voitures de première classe de 1885, Le site d’archives ferroviaires de Patrick Tassignon, en Belgique.